20 Janvier 2007.
Finalement il s'est avéré que Margarett avait eu raison pour la santé de Juna. C'était bien une carence en vitamines C car depuis que Juna boit du jus d'oranges tous les jours, 3 fois par jour, les vomissements ont cessés. A ce propos, le couple multiplie les tentatives pour avoir un bébé, mais sans résultats pour le moment ce qui désespère la jeune épouse qui a appris par son mari lui-même que sa belle-s½ur ainée était enceinte.
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Point de vue de Juna :- Et si par hasard, j'étais incapable de te donner des enfants ?
- Junanushka... Tu en es capable, je le sais. me répondit mon mari.
- Qu'est-ce que tu en sais ? Si ça s'trouve...
- Chérie... Tu me donneras des enfants, j'en suis sûr. Pour répondre à ta question : je te fais confiance. Il nous faut peut-être plus de temps qu'à Tarja pour que tu tombes enceinte.
- Mais je m'en fiche ! Je veux un enfant. De toi bien sûr...
- Juna, tout arrive à qui sait attendre.
- Garde tes phrases moralistes pour toi, ce n'est pas ceci qui me mettra enceinte.
- Je sais Juna. Je te demande juste de prendre ton mal en patience... répondit-il toujours aussi calmement.
- Patience, patience... soupirais-je.
J'ai déjà étais suffisamment patiente je crois.- Je te rappelle qu'on s'est mariés il y a 5 jours de ça.
- Et alors ? Je ne vois pas le rapport.
- Nous ne sommes pas obligés d'avoir un bébé tout de suite.
- Tu penses vraiment qu'on devrait attendre ?
- Oui c'est ce que je pense effectivement.
- Mais je ne veux plus attendre moi !
- Il viendra cet enfant... me rassura Kristian.
- Quand ?
- Je ne sais pas, mais je te promets qu'il viendra.
- Si tu le dis...Il y eut un blanc énorme. Je me blottie dans les bras de Kristian qui m'embrasse tendrement le front. Je cache ma tête dans son cou. Je l'envie Tarja, d'être tombée enceinte à la suite de son seul et unique rapport avec son mari...
- Tu es jalouse de ma s½ur ?
- Tu n'imagines pas à quel point.
- Pourquoi ?
- Regarde, ils ne s'aimaient pas particulièrement, et la voilà qui tombe enceinte sans trop le vouloir. Et puis nous qui nous aimons plus que tout...~~~
Point de vue de Kiro :Les nerfs de ma Juna lâchent littéralement. Elle est en larmes dans mes bras. Je la serre un peu plus fort et tente de la consoler.
- Oui je sais, ça dégoute mais c'est un coup de chance rien de plus... Ils ont eu plus de chance que nous sur ce coup, c'est tout !
- Oh, tais-toi veux-tu ! Tes discours tout béni-oui-oui, tout mielleux et tout gentil, je n'en peux plus !Elle me pousse violemment pour se dégager de mon étreinte. Elle se précipite dans sa chambre et ferme bruyamment la porte de celle-ci. Je tourne en rond dans notre salon privé. Qu'est-ce qui a bien pu la mettre dans un état pareil ? Ca ne lui ressemble pas... C'est peut-être de ma faute... Je n'aurais jamais dû lui annoncer la nouvelle comme je l'ai fait. Peut-être réagit-elle comme ça du fait qu'elle n'a jamais eu de famille ? Je ne sais pas, en tout cas cette histoire de grossesse est en train de devenir obsessionnelle pour elle... Mon ptit Kiro va falloir passer à la vitesse supérieure si tu veux la satisfaire... Je m'avance vers la porte de sa chambre et dis :
- Juna, ouvre-moi. Il faut qu'on parle.
- C'est ouvert... répond-elle.
J'entre et la vois allongée sur son lit, la tête dans l'oreiller, en train de sangloter. Je vins m'assoir près d'elle et lui caresse les cheveux.
- Arrête tu me dégoutes. lâcha-t-elle.
Je me lève en colère.
- C'est bon, t'as fini ?!! Hey ho ! Je te signale que je n'y suis pour rien moi, si ma s½ur va avoir un bébé avant nous !Elle lève la tête, un peu perturbée. Elle semble confuse. Des larmes coulent encore sur ses joues. Elle les essuie d'un revers de la main. Je suis sur le point de quitter sa chambre mais elle me fait signe de m'asseoir avec la tête. De nouveau installé sur son lit, elle pose sa tête sur mes genoux. Hou la maline ! Je pose une main sur ses cheveux.
- Oui... Je sais bien que ce n'est pas ta faute.
- Bah alors ? C'est quoi cette crise d'hystérie nerveuse que tu m'as fait tout à l'heure ?Juna soupire, puis ses yeux se remplissent à nouveau de larmes.
- Hey, hey, hey ! Calme-toi ! Ce n'est pas si grave.
- Je t'aime mais si tu savais...Elle fond de nouveau en larmes, sur mes genoux cette fois.
- Je t'en prie Junanushka, essaie de te calmer...
- J'y... Je... J'y arrive pas quand je repense à...Elle se met à hurler, et tape ses poings contre les montants de son lit. J'essaie de la tirer hors du lit et de la faire asseoir sur mes genoux. Je sèche ses larmes avec mes pouces.
- Quoi ? Quand tu repenses à quoi Juna chérie ? demandais-je d'un ton très calme.
- Ton... Ton... Sur... Surmom... hoquette-t-elle.
- Chuuuuuuuuut... Calme-toi et respire bien fort...
Elle s'exécute. Pleurer l'a beaucoup fatiguée dirait-on. Elle s'allonge doucement sur le dos et ferme les yeux. Elle semble s'être appaisée.
- Sur mon bureau... indiqua-t-elle d'une voix enrouée accompagnée d'un hochement de tête.
Je me lève et me dirige vers son bureau. Il y a une lettre posée sur le sous-main. Je la prends et lui montre, ce qui entraine une nouvelle crise de larmes. Pas de doutes c'est bien cette lettre qui la met dans cet état... Je repose la feuille de papier manuscrite sur le bureau. Pourquoi se met-elle dans un tel état pour une lettre ? Hey ! Mais attend... C'est l'écriture de mon père ça ! Qu'est-ce qu'il nous veut encore celui-là ?
Chère belle-fille,
Sympa l'appellation... Pourquoi pas brue pendant qu'il y était ?!
Vous savez sûrement que ma fille aînée est enceinte. J'en suis ravi, mais voyez-vous, c'est bien beau d'habiller ses serviteurs en conséquence d'un mariage, c'est bien beau d'avoir la plus belle des robes, mais où est-il cet héritier que j'attends ? Tarja, elle au moins n'a pas dépensé de fortune pour son mariage et attend un bébé... J'espère tout au moins que vous faîtes des efforts pour être fécondée par Kristian, car sinon il perd son temps et n'a rien à faire à vos côtés en temps qu'époux. Si tel est le cas, j'irai voir Lucien pour décider de votre statut de femme mariée. Transmettez également à mon fils, qu'il a tout mon respect, et que je suis fier de lui. Ce qui n'est pas votre cas. Vous me faîtes honte. Comment ai-je pu un instant pensé qu'une femme aussi superficielle et volage que vous puisse un jour donner un fils à mon propre fils ? Quoique ma femme puisse dire à votre sujet, mon idée restera le même à votre égard...
- Vous êtes et resterez toujours une incapable à mes yeux. murmurai-je.
C'est alors que je pris conscience que cette lettre était une véritable bombe pour Juna... Elle qui n'a plus de famille pour la défendre à part ma personne... Cette lettre l'a anéantie... Une incapable. Non ! Non...
- NON ! hurlai-je.
Ma femme sursauta. Elle me regarda les yeux écarquillés sans vraiment comprendre ce qui se passait. Soudain on frappa à la porte. Juna demanda qu'on entre. Jean poussa doucement la porte, s'inclina devant Juna d'abord, puis devant moi.
- Votre père demande à vous...
- Dîtes-lui que je ne peux pas.
- Mais... C'est-à-dire enfin... Qu'il est dans le hall, il attend sa Majesté.- QUOI ?! s'exclame-t-on en ch½ur avec Juna.
- Oui... Il insiste pour voir Monsieur. dit-il en s'inclinant.
- Je ne veux pas le voir !
- Monsieur... Sans vouloir vous manquez de respect à Monsieur... Il est vore père.
- Je sais très bien qui il est, merci ! répondis-je sèchement.
Dîtes-lui qu'un homme comme lui, n'a rien à faire dans le château de quelqu'un d'incapable...
- Mais...
- Il comprendra.
- Bien Monsieur. finit-il un peu hésitant.
Il reparti, transmettre le message à l'intéressé. Juna se leva, enlève le maquillage qui lui restait pour paraître plus digne car nous savons tous les deux ce qui allait suivre...
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Point de vue de Juna :Il va être furieux beau-papa... Va sûrement débarquer ici aussi pour filer une correction à son fils... C'est sans compter ma présence...
- KRISTIAN ! Comment oses-tu tenir tête à ton père de la sorte !?! hurla-t-il en entrant dans la chambre comme une fusée.
- C'est vous ! Comment osez-vous tenir tête des propos si insultants envers celle que j'aime ? Si vous n'étiez pas satisfait de mon choix, vous pouviez choisir à ma place... Rien ne vous y empêchait...Il s'apprêta à frapper son fils quand...
- Sortez d'ici. C'est un ordre ! aboyai-je.
Il se tourna vers moi et me lança un regard méprisant et arrogant.
- Un ordre... Vois-tu fils ? Ta femme me donne l'ordre de partir...Kristian ne répond rien et reste discret.
- Et si je n'obéis pas ?~~~
Point de vue de Kiro :La tension dans la pièce est palpable. J'ai jamais vu Jun' comme ça... Mon père si mais bon...
- Si vous n'obéissez pas ? demande Juna à mon père qui la regarde de haut
- Oui. Que va...Juna vient de saisir mon père par le col de son manteau et le tient fermement. Elle le fixe dans le blanc des yeux. Pourtant, il fait deux têtes de plus qu'elle mais cela ne semble pas effrayé ma femme, bien décidée à mettre les points sur les i avec son beau-père.
- Ecoutez-moi bien, Votre Altesse. Vous vous croyez tout permis sous prétexte que vous êtes un homme mais je suis la reine d'Anapolia, c'est donc moi qui gouverne ici. Je suis peut-être une femme, peut-être une incapable mais je ne suis pas une idiote !Elle secoua un peu mon père.
- Si vous espériez la direction d'Anapolia par le biais de votre fils, c'est raté. EST-CE QUE C'EST COMPRIS !?! hurla-t-elle de nouveau.
Pour la première fois de ma vie, je vis un homme anxieux et un peu terrifier en même temps. Elle se tourna vers moi, tenant toujours mon père par le col. Juna m'apparue différente, me menaçant presque du regard.
- C'est compris ? s'exclama-t-elle sèchement.
- Ou... Oui, oui ! bafouai-je pour lui répondre.
Elle fit de nouveau un quart de tour, les yeux dans les yeux avec mon père.
- Je vais vous lâcher, expliqua-t-elle,
vous vous inclinerez face à nous ensuite.Elle s'exécuta. Mon père cru bon sans doute, de plaisanter encore un peu avec ma femme pour constater qu'elles étaient ses limites mais Juna ne se démenti point et reformula sa demande de manière plus explicite. Mon père fut obligé de céder face à cette femme qu'il croyait connaître. Il s'inclina bien bas, face contre terre, devant elle. J'assistais à la prodigieuse scène qui s'offrait à mes yeux. Elle venait de faire plier un homme plus expérimenté qu'elle. Cet homme dont j'avais tellement peur étant enfant, n'était finalement pas si infaillible que ça finalement... J'en restais bouche bée d'admiration et d'émerveillement.
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Point de vue de Juna :Ca y est le vieux morceau se relève. Il a peur, je le vois dans ses yeux mais pour l'instant, il ne montre rien. Il se dirige vers Kristian, qui est toujours dans le même état.
- Viens fils. Rentrons à la maison.
- Je reste ici. dit-il d'un ton impassible.
- Tu n'y pense pas ! Regarde cette... Cette... chercha-t-il.
- Sortez d'ici immédiatement, ordonnai-je d'un ton sec.Il sursauta et se tourna vers moi.
- Sinon quoi ?
- Gardes !!Il souri en signe en signe de mépris, croyant à une forme de folie mais soudain 3 gardes Nationaux arrivèrent puis s'inclinèrent devant moi.
- Vous avez demandé nos services Majesté ? demanda l'un d'autre eux.
- Oui, un instant je vous prie.
- Faites donc, répondit le garde en s'inclinant.Je me tournai vers mon beau-père.
- Vous voyez, c'est aussi simple que cela. Vous persistez à me tenir tête... J'appelle la Garde.J'entendis mon homme chuchoter à l'oreille d'un garde.
- Quelle femme ! ...
- Quoi ? Vous ne saviez pas ?! s'étonna le garde à voix basse.
Je me tournai à nouveau vers le Chef de la Garde.
- Raccompagnez ce Monsieur jusqu'à son carrosse, voulez-vous.
- Tels sont vos ordres Madame...
- Monsieur, si vous voulez bien nous suivre...Dans un excès de colère, le Roi de Paradoxia voulu oser du poing contre son fils. Le garde à côté de mon mari l'en dissuada en dédaignant son épée.
- Il serait fâcheux que j'ai à l'utiliser pour de tels actes de votre part Monsieur.
- Ah ! Vous ne perdez rien pour attendre tous les 2... grogna-t-il.
Quant à toi Kristian Boris Andrei Arseniy, tu n'as pas fini d'entendre parler de moi.Il sorti de la pièce escorté par les gardes. Ils fermèrent la porte derrière eux. Je fis calmement le tour de la pièce puis éclatai de rire devant ce pauvre Kristian.
- Kristian Boris Andrei Arseniy... Ils ne t'ont pas gâté côté prénom.
- Arrête. J'ai honte...
- Tu sais d'où ils viennent au moins ?
- Boris vient de mon parrain et le reste, des grands-parents.
- Ton parrain se nomme donc Boris ?
- Exacte. Et toi, as-tu d'autres prénoms ?
- Mon nom complet est Juna Akilina Alisa.
- Juna Aigle de Beauté. Ca va tes parents ont bien choisi.
- J'aime mieux mon premier prénom quand même.
- C'est pareil. Surtout que moi ça donne Kristian, la gloire illustre parmi les hommes puissants.
- Je sais, je suis russe ne l'oublie pas.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- On mange, on verra ensuite.
- Ca me va.
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Le couple se dirige vers la Salle à manger. 20h30. Il est grand temps de souper maintenant que le plus dur est passé sur Anapolia. Pendant l'orage, Juna s'est affirmée on ne peut plus qu'elle l'a fait. Anapolia a assisté à la naissance d'une Reine : Juna, la sincère. Pendant le repas, Kiro mangea peu alors que Juna, pour une fois, termina ses assiettes. Ils montèrent ensuite chacun dans leurs chambres respectives. Juna fit appeler Margarett pour se déshabiller puis elle fila prendre un bain moussant pour se détendre.
Kiro discuta un temps avec son majordome. Juna l'avait impressionné au-delà du possible. Jean affirma que c'était une excellente chose. Sauf que les relations politiques entre les deux Royaumes étaient très tendus. A moins d'un héritier au trône de Paradoxia. Les deux amants le savaient mieux que quiconque. D'ailleurs, Kiro s'en alla frapper chez sa femme pour en discuter, habillé d'un peignoir par-dessus son pyjama.
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Point de vue de Kiro :Je frappe à la porte de Juna. Elle m'ouvre gracieusement. Elle est vêtue d'une nuisette couleur ivoire. Magnifique... Je vais m'asseoir sur son lit. Elle préfère restée debout.
- Juna... Il faut qu'on parle d'une chose importante.
- Je t'écoute.
- Pour les enfants...Elle se retourne et me fixe abasourdie.
- On en a suffisamment parlé je crois.Je me lève et avance vers elle. Je la coince contre un mur. Juna respira vite. Je pris son visage entre les deux mains, puis je l'embrassai avec fougue et passion. La bride droite de sa nuisette se fait la belle. Je la remets correctement puis rompt le baiser.
- Chérie...
- Oui ?
- Je te promets de te mettre enceinte avant la fin du mois.__________________________________________________________
Bonjour tout le monde!!! Nouveau chapitre en ligne rien que pour vous, pendant que Véro est en centre de rééduc. Lâchez tous vos coms, ça fera super plaisir à Véro!!
A bientôt!!